Expositions
Tapisseries Perroquet

Les Tapisseries Perroquet

Une exposition événement qui poursuit un travail engagé dans les années 1990

Ces œuvres tirent leur force de la puissance de la couleur, qui est mise en exergue par la qualité et la densité des matières que sont la laine et la soie.

Nées de la collection de tapis tableaux Perroquet, dessinés au milieu des années 1990, ces tapisseries marquent un degré de liberté supplémentaire dans la création de Marcel Zelmanovitch. Le dessin, guidé par des aplats, des lignes et des courbes aux épaisseurs variables, est ici une trame qui permet de donner vie à des couleurs franches qui s’entrechoquent.

Un savoir-faire créatif : transférer la puissance de la couleur sur la matière

Bien sûr, ce travail ne serait pas sans la matière, qui elle seule permet de retranscrire « l’exubérance, la chaleur et l’audace incroyable » du plumage des perroquets. Le choix du tissage à la main en nœuds plats d’Aubusson, mais également l’usage de fils de soie contrastant avec la laine, créent les ruptures, chères à l’artiste. Les traits de soie, en renvoyant la lumière, amènent ainsi des disjonctions qui soulignent la puissance sourde des aplats de laine colorée.

Pourquoi une série de tapisseries ?

Pour cette série, Marcel Zelmanovitch se libère des codes chromatiques inhérents à l’objet tapis. Alors qu’un tapis appliqué au sol sera guidé par sa fonction (d’accueillir des meubles, de délimiter l’espace, de valoriser un ensemble…), tant dans son décor que dans ses couleurs, la tapisserie pourra s’affranchir de ces contraintes pour faire résonner avec force l’expression d’une totale liberté. Le décorateur new-yorkais Peter Marino avait d’ailleurs été le premier à remarquer

l’intérêt de cette transposition sur des tapisseries des modèles de tapis Perroquet. Accrochée au mur, la tapisserie d’art peinture et objet devient en effet une création textile qui oscille entre e design, quand les jeux de lumière que lui confèrent ses matériaux structurent et dynamisent un décor avec beaucoup de modernité.

« Liberté, je colore ton nom »

A l’image de Gauguin, qui voyait dans les tapis d’Orient une forme de liberté exotique à travers l’emploi des couleurs franches, chromatique Marcel

Zelmanovitch assimile lui aussi la puissance à l’expression d’une liberté pure, qui ne peut être restituée pleinement que par le textile. C’est pourquoi son non-conformisme, dans l’utilisation de nuances singulières et dans le choix des intensités, est au cœur de son processus créatif. En effet, bien qu’elles poursuivent les travaux engagés avec les tapis Perroquet dans les années 90, les trois œuvres présentées vont cette fois chercher des nuances plus vives et plus contrastées : le vert acide, les orangés très vifs ainsi que le jaune et le rouge purs deviennent l’expression même de la non-retenue et du plaisir.

Une série de gouaches à tisser sur demande

Marcel Zelmanovitch « fonctionne par série et par ensemble ». C’est pourquoi la Galerie Diurne présentera parallèlement aux trois tapisseries une série de gouaches, cartons signés de l’artiste, qui pourront être tissées à la demande.

Crédit des Photos : Andrea Valienne

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